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	<title>Artgalerie&#039;s Blog</title>
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		<title>Hélène de Roux &#171; Le feu intérieur &#187;</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Nov 2011 16:56:27 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Il ne saurait exister d’art, et a fortiori de photographie, sans que l’artiste possède au fond de lui le feu sacré. Le feu intérieur. Cette espèce d’exaltation permanente qui lui accorde d’obtenir l’énergie nécessaire à la réalisation d’une vie toute entière tournée vers la création. Cette ardeur qui ne s’achète ni ne se transmet, dont [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=artgalerie.wordpress.com&amp;blog=6448973&amp;post=159&amp;subd=artgalerie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://artgalerie.files.wordpress.com/2011/08/ad_de_roux_affiche_a3_2.jpg"><img src="http://artgalerie.files.wordpress.com/2011/08/ad_de_roux_affiche_a3_2.jpg?w=212&#038;h=300" alt="" title="Hélène de Roux" width="212" height="300" class="aligncenter size-medium wp-image-161" /></a>Il ne saurait exister d’art, et a fortiori de photographie, sans que l’artiste possède au fond de lui le feu sacré. Le feu intérieur. Cette espèce d’exaltation permanente qui lui accorde d’obtenir l’énergie nécessaire à la réalisation d’une vie toute entière tournée vers la création. Cette ardeur qui ne s’achète ni ne se transmet, dont le rayonnement nous enveloppe, de toute évidence, dès le premier regard posé sur les images de cet ouvrage.<br />
La photographie reproduite au fil de ces pages se nourrit d’abord et avant tout de cet embrasement perpétuel. Il y frémit une ardente passion pour les beautés du monde, pour tout ce qui témoigne de la condition humaine. Un enthousiasme incandescent qui évoque avec chaleur notre époque, sous toutes les latitudes.<br />
Les images glanées avec infiniment de patience par Hélène de Roux, photographe au demeurant très peu prolixe, et dont il convient de souligner qu’elle ne se cantonne pas dans un genre unique, confortable et définitif, mais s’applique au contraire à développer un regard tous azimuts, prennent le pouls du monde, mine de rien, sans en rajouter plus que de mesure, avec une sorte de distanciation indulgente, celle d’un témoin conquis par ce qu’il observe.  Se révèle dans ses photographies sa volonté d’être en osmose avec les êtres, le décor, l’atmosphère.<br />
A bien y regarder, en filigrane, derrière chacune des images se devinent la flamme qui anime son âme de créatrice. Là, le flamboiement harmonieux de l’Opéra de Sydney, la malice pleine de chaude indulgence de la cubaine accoudée à sa fenêtre. Ici, le soleil brûlant qui inonde une petite route africaine, la courbe lumineuse d’une rue de San Francisco. Les photographies sont prises à main levée, sans pied, sans fioritures, et gardent de fait fraîcheur et spontanéité. Il s’agit de donner à voir, de témoigner de la poésie aux multiples visages du paysage comme de la société, des complexes visions qu’ils offrent à qui sait voir, presque de communier avec eux. Il s’agit de s’astreindre à un résultat parfaitement abouti, pour lequel la lumière met en exergue les perspectives, où les contrastes donnent un éclairage inédit au sujet. Il s’agit pour elle, à chaque cliché, de dire juste.<br />
Le regard d’Hélène de Roux s’exonère cependant de toute volonté simplement plastique. Dans chaque photographie se dévoile aussi une histoire, à chaque fois différente. Chaque image se lit comme un petit roman qu’il convient d’aborder avec un œil vierge, afin de mieux en savourer la trame.<br />
Oui, d’un côté, la lumière, les ombres, les lignes, le cadrage, et donc la tentation pour le spectateur de cette photographie si personnelle de se perdre dans la pureté des scènes immortalisées par Hélène de Roux. Mais de l’autre, cette facette narrative, le souci du vécu, de ce que suggèrent certaines attitudes, certains détails, un objet, une ombre, l’inclinaison d’un corps, un geste.</p>
<p>Cette femme qui porte sa gourde d’eau pour la journée et qui avance lentement sous le soleil accablant du Maroc. Cette maison portugaise dans la flaque d’eau d’une rue de pavés disjoints, qui semble se replier sur un passé mystérieux. Chaque image raconte une vie, ou plusieurs vies, une histoire, ou plusieurs histoires.<br />
Aucun pathos, nulle volonté de présenter une réalité avilie, nulle volonté d’en faire des tonnes, comme malheureusement trop de ses contemporains s’y résolvent parfois, sombrant dans un réalisme facile et pour tout dire bien souvent artificiel, duquel toute poésie a disparu, au contraire de l’œuvre d’Hélène de Roux. La simple volonté de ne pas trahir l’atmosphère d’un instant qu’elle souhaite mémorable. A chaque photographie, l’émotion fugace d’une petite seconde d’éternité…<br />
De ce feu intérieur qui la nourrit et lui offre de mener désormais une œuvre aussi variée et ambitieuse, Hélène de Roux puise l’ardeur nécessaire à la réalisation d’une image qui échappe à toute considération mercantile, jouant de sa liberté avec détermination, pour témoigner encore et encore de ce que son œil perçoit, et qu’il nous est aujourd’hui si attrayant de contempler…</p>
<p>Ludovic Duhamel<br />
Rédacteur en chef Miroir de l&#8217;Art</p>
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		<title>Susan Burnstine « WITHIN SHADOWS »  Or au Prix de la Photographie 2011 PX3.</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 21:45:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le travail de la photographe américaine Susan Burnstine explore ces moments entre rêve et réveil, ces secondes floues où l&#8217;imagination et la réalité s&#8217;entrechoquent. Organisé comme une trilogie, l’exposition « Within Shadows » présente trois états d&#8217;esprit: le rêve (subconscient), le sommeil (inconscient), et le réveil (conscient). La photographe réussit à rendre compte de ces [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=artgalerie.wordpress.com&amp;blog=6448973&amp;post=160&amp;subd=artgalerie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le travail de la photographe américaine Susan Burnstine explore ces moments entre rêve et réveil, ces secondes floues où l&#8217;imagination et la réalité s&#8217;entrechoquent.</p>
<p>Organisé comme une trilogie, l’exposition « Within Shadows » présente trois états d&#8217;esprit: le rêve (subconscient), le sommeil (inconscient), et le réveil (conscient). </p>
<p>La photographe réussit à rendre compte de ces états intimes, en refusant toute manipulation informatique.<br />
Ces flous et images sont produits grâce à une caméra 21 construite de ses mains, dotée de lentilles de plastique ou de caoutchouc, mêlant aussi des pièces d’appareil photos vintage ou encore d’objets domestiques.</p>
<p>Incontestablement, les images Susan Burnstine nous plongent dans une ambiance familière et pourtant insaisissable. </p>
<p>Exposition du 4 septembre au 8 octobre 2011 à l’AD-Galerie.<br />
(Route de la Gare, 1 à Genolier)<br />
Vernissage le samedi 3 septembre de 17 à 20 heures. </p>
<p>http://www.susanburnstine.com/</p>
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		<title>ALEXEY TITARENKO : le temps de l’émotion</title>
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		<pubDate>Thu, 05 May 2011 21:10:05 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Né en 1962 à Saint-Pétersbourg et vivant à New York, ce photographe saisit le temps.  L’émotion d’une silhouette furtive ou le flot d’une foule soulignent la fissure entre le passé et le présent. Trait d’union entre deux périodes : celle de « la chute du mur » et celle du temps d’après. Titarenko fixe les réminiscences de la condition [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=artgalerie.wordpress.com&amp;blog=6448973&amp;post=155&amp;subd=artgalerie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Né en 1962 à Saint-Pétersbourg et vivant à New York, ce photographe saisit le temps.  L’émotion d’une silhouette furtive ou le flot d’une foule soulignent la fissure entre le passé et le présent. Trait d’union entre deux périodes : celle de « la chute du mur » et celle du temps d’après. Titarenko fixe les réminiscences de la condition humaine. La qualité artistique et la sensibilité de l’auteur ajoutent à l’émotion des lieux, nous rappellent la peine des gens et suscitent l’empathie ; écho irréductible d’un passé douloureux.</strong></p>
<p><a href="http://artgalerie.files.wordpress.com/2011/05/ad_titarenko_invit_a5_2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-156" title="AD_Titarenko_invit_A5_2" src="http://artgalerie.files.wordpress.com/2011/05/ad_titarenko_invit_a5_2.jpg?w=300&#038;h=211" alt="" width="300" height="211" /></a></p>
<p>L’histoire sociale et politique mais aussi les souvenirs de l’enfant qu’il était à la période soviétique se lisent dans ses photographies. Titarenko témoigne du passage d’une époque à une autre par le prisme de sa ville : Saint-Pétersbourg. Les changements, les catastrophes et les tragédies humaines sont évoqués avec poésie. Le surgissement du passé nous plonge dans la réalité d’aujourd’hui ; ces gens doivent-ils encore souffrir ? Ainsi, il met à l’honneur l’anonymat de la foule et ceux qui n’ont plus de mot, ni de larme.</p>
<p>L’appareil 6&#215;6 est sur pied. Il le déplace sur le trottoir tel un balai insolite qui tenterait de ramasser les poussières d’une histoire disparue et quelques fragments d’humanité. La vieille femme qu’il suit du regard marche-t-elle dans une rue des années soixante sous l’emprise du « rideau de fer » ? C’est aujourd’hui mais encore hier. Et la misère qui traque toujours les plus démunis… Titarenko, par sa sensibilité, honore ces ombres témoins de tragédies silencieuses qu’il n’oublie pas. Il n’est pas chasseur de misère mais offre son regard à ceux que l’on a oubliés, transparents et discrets qu’ils sont. Pas de honte, ni de misérabilisme ; nous ne sommes pas dans le spectacle. Les images de Titarenko sont légères et en mouvement car le sujet est vivant. Parfois, la lumière happée par un mouvement de l’appareil se fait l’écrin du sujet.</p>
<p>Le soin apporté à la réalisation de chaque photographie nous confirme que le hasard n’a pas sa place. Pas de « mitraillage » avec la technique argentique utilisée. De retour au laboratoire, il faut attendre le développement du négatif pour savoir si l’image convient à l’expression de l’auteur. Si non, la prise de vue sera refaite autant de fois que nécessaire. C’est alors que le tirage peut être réalisé : légère surexposition sous l’agrandisseur et développement dense de l’épreuve. Mais le travail ne s’arrête pas là. C’est au pinceau, trempé dans le ferricyanure de potassium, qu’il va faire surgir son sujet d’un halo de lumière. Un détail de l’image (page blanche, reflet,…) sera travaillé de manière identique pour que l’objet, se détachant du motif, devienne symbole.</p>
<p>Si la création artistique consiste à rendre ses idées et ses émotions visibles pour les autres, comme le dit Titarenko, il apparaît qu’au détour d’une ballade, le photographe se fait l’aimant, le capteur d’une émotion discrète et insaisissable pour celui qui ne sait pas ou ne veut pas voir. Les yeux du photographe sont baissés devant le sujet qu’il cadre sur le verre dépoli de son appareil. Même lorsqu’il arpente les rues de la ville, son regard ne va pas très loin ; son intuition et la mémoire des lieux le guident.</p>
<p>De l’île industrielle (rue numéro 24) où il est né, il a gardé cet attachement aux cours intérieures avec les peines retenues noblement par les plus modestes : travailleurs allant et venant du matin au soir. L’enfant qu’il était alors a enregistré les émotions qui nourrissent, aujourd’hui, son œuvre. Car chaque image est un écho du passé, un silence, une douleur. Il témoigne de tout cela : la chape de plomb, la peur. Mais l’enfant qu’il semble être encore – visage rond et  mèches longues- se souvient des joies qui nourrissent l’espoir. Car l’espoir, aussi, affleure aux images de Titarenko. Il agit par nécessité : le cri du silence après la peur, l’abandon. Les souvenirs d’enfance ressurgissent comme pour libérer les gens et les âmes.</p>
<p>Dans l’œuvre de ce photographe, la sincérité est absolue car nourrie de littérature. Dans la petite pièce familiale de l’appartement communautaire, il se réveillait, tout jeune, avec un livre en main. Le procédé permettait à ses parents de dormir un peu plus tard. Les livres des plus grands auteurs ne l’ont pas formaté mais ont produit, en lui, un imaginaire considérable. Après la lecture, une promenade aventureuse et « romantique » ; il n’a que huit à dix ans et ses parents lui offrent un appareil photo : un « Gomz-Komsomolets » des années 40, ancêtre du fameux « Lubitel » par lequel Titarenko commencera puis ne cessera plus de photographier au format 6 x 6 cm. Nous savons que tout vient des graines semées à l’enfance. Certains artistes ont dû, par de grands efforts, la retrouver. Lui, ne l’a pas quittée.</p>
<p>Des enfants jouent dans la neige. Une branche tendue au premier plan présente un gant perdu. Retrouvera t-il la main qu’il réchauffera ? L’eau, la glace et les canaux de Saint-Pétersbourg conservent l’esprit du lieu. Il s’emploie à le saisir. Tel <em>Dostoïevski</em><strong> </strong>dans « Crime et châtiment », il dévoile les crimes cachés et les souffrances ensevelies. Le format carré des images ajoute en humanité ; une fenêtre vous est ouverte pour aller y chercher le sujet. Le blanc et le noir jouent avec la lumière qui semble venir des personnages. Ils irradient. L’étrangeté et la rêverie sont permises.</p>
<p>Dans sa suite « La Nomenclature des signes » (années 90) Titarenko a aussi photographié des fragments d’affiches, des objets insolites de la rue qui semblent dialoguer. Cela fait sens. Il dénonce le pouvoir et  la Nomenklatura. Sujet politique pour des images qui semblent être collages et montages. Traces d’un passé déjà révolu d’un pouvoir qui s’effondre. C’est comme pendant la guerre : l’appareil posé sur pied enregistre, en pause lente, les files d’attentes à l’entrée du métro ou des magasins. La foule est floue, les silhouettes se confondent, les individus disparaissent dans la foule. Le silence… Mais la 13<sup>ème</sup> symphonie de Chostakovitch retentit ; une marée humaine. Les gens deviennent des ombres fugitives en attendant des jours meilleurs.</p>
<p>Les images n’ont plus de temps, hors du temps. Aériennes et brumeuses parfois, les images sont bougées par un déplacement de l’appareil à l’obturateur ouvert. Le flou zèbre de lumière les sujets en mouvement : atmosphère de Saint-Pétersbourg, territoire de l’artiste. Mais aussi, citation cinématographique : la scène du landau dans le film « Le cuirassé Potemkine » (de Sergueï Eisenstein et Grigori Aleksandrov, sorti en 1925), évocation du drame 1905 annonciateur de la révolution d’Octobre. Nous y retrouvons le bougé du premier plan, le mouvement de la foule, le vignettage en halo d’une image d’époque. Le landau dévale les escaliers d’Odessa parmi les corps assoupis par le massacre. Silence et symphonie, encore. Titarenko a étudié le cinéma et la photographie avant d’obtenir, en 1983, son <strong>diplôme de maîtrise en beaux-arts du département de cinéma et de photographie à l’Institut de la Culture de Leningrad puis </strong>de se décider pour le silence des images fixes. Cependant, il en a gardé l’idée du mouvement et de la séquence. Ainsi, il fait doublement œuvre de mémoire : tant pour un passé qu’il ne veut pas oublier et le présent dont il témoigne que par des citations qui resteront gravées, à tout jamais.</p>
<p>Connexion internet :</p>
<p>Il me montre son studio à New York. Il en est fier. Il sort son matériel de la sacoche, me montre son agrandisseur. Une pièce, rien que pour lui. Une chambre intime : la chambre noire. Combien de passants ne seront pas vus par Titarenko ? Peu importe. Tous ceux qu’il va photographier encore, à Saint-Pétersbourg, à Venise ou ailleurs, témoigneront. Que ce soit pour l’instant de captation et sa longue pause de prise de vue, que pour le temps passé qui ressurgit et l’aspect intemporel -voire universel- de ses photographies, le temps de l’émotion nous est offert par Titarenko.</p>
<p>Olivier Delhoume</p>
<p>Genève, mai 2011</p>
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		<title>Esthétisme et romantisme du grand large.</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Mar 2011 07:52:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>artgalerie</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Michael Kahn a commis plus d’un millier de photographies argentiques de bateaux ce qui lui donne quelques miles d’avances sur ses contemporains. Par l’image de la barque « American Beauty » ou celle d’un yacht classique toutes voiles dehors, ce photographe est digne de sa parenté avec Ansel Adams et Gustave Le Gray qui firent, en leur [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=artgalerie.wordpress.com&amp;blog=6448973&amp;post=152&amp;subd=artgalerie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_153" class="wp-caption aligncenter" style="width: 250px"><a href="http://artgalerie.files.wordpress.com/2011/03/cambria.jpg"><img class="size-medium wp-image-153" title="Cambria" src="http://artgalerie.files.wordpress.com/2011/03/cambria.jpg?w=240&#038;h=300" alt="Michael Kahn" width="240" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">J Boat</p></div>
<p>Michael Kahn a commis plus d’un millier de photographies argentiques de bateaux ce qui lui donne quelques miles d’avances sur ses contemporains. Par l’image de la barque « American Beauty » ou celle d’un yacht classique toutes voiles dehors, ce photographe est digne de sa parenté avec Ansel Adams et Gustave Le Gray qui firent, en leur temps, les plus belles images de voiliers.</p>
<p>La tradition des peintres de marines implique d’apposer une ancre à côté de la signature du tableau. Cette tradition ne fut pas reprise par les photographes qui intégrèrent ce corps prestigieux. Depuis lors, l’ancre a disparu mais ces artistes dominent, du haut de la vague, l’art pictural marin ou terrestre. Michael Kahn est à ce bord, hissant la grand-voile de ces images carrées. Nul besoin pour lui de signer d’une ancre ses photographies car la qualité des tirages atteste de la réalisation par leur auteur. La composition, toujours parfaite, capte la lumière, le rythme des manœuvres ou l’émotion de virer en tête à la bouée. Si ces bâtiments de haute mer s’affirment comme de véritables œuvres d’art, la manière du photographe nous apporte jubilation, embruns et brise marine. Plus que des images de bateaux, Michael Kahn nous fait partager le charme du « Lady Anne », nous incite au voyage à bord du « Mariette » et fait résonner les cris de manoeuvre de la « Régate ». Il s’agit là d’un véritable hommage à la nature, aux architectes de marines et aux grands navigateurs.</p>
<p>Les voiles sont comme des tableaux abstraits. La proue du « Windward » fend la houle alors que « Connie », au mouillage, attend que la brume se lève. Parfois, on devine la silhouette du capitaine, on aperçoit un équipage mais les personnages principaux de cette « Armada » photographique restent les bateaux. Fiers et tendus au large de Saint-Tropez, courbés dans la peine en pleine tempête, enchaînés à Florence, ils s’affirment comme des vivants. Le vent se lève sur l’oeuvre d’un photographe de marine qui parcourt les mers et les océans pour nous livrer ses plus beaux portraits de voiliers.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Olivier Delhoume</p>
<p><strong>Michael Kahn sera présenté par l&#8217;AD-Galerie lors de Art by Genève du 29 avril au 3 mai.</strong></p>
<p><strong>http://www.artbygeneve.ch/fr/ </strong></p>
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		<title>Beth Dow, la photographie au passé composé.</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Mar 2011 23:03:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>artgalerie</dc:creator>
				<category><![CDATA[fine art photography]]></category>
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		<category><![CDATA[beth dow]]></category>

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		<description><![CDATA[Par une magie dont elle a le secret, cette photographe conjugue sujet et temporalité pour nous permettre de voyager dans le temps et de sauter à pieds joints dans le questionnement de notre époque. Ainsi, nous voyons le monde se révéler et nos cultures s’enraciner dans un académisme photographique. Sa poésie et sa technique rendent [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=artgalerie.wordpress.com&amp;blog=6448973&amp;post=148&amp;subd=artgalerie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par une magie dont elle a le secret, cette photographe conjugue sujet et temporalité pour nous permettre de voyager dans le temps et de sauter à pieds joints dans le questionnement de notre époque. Ainsi, nous voyons le monde se révéler et nos cultures s’enraciner dans un académisme photographique. Sa poésie et sa technique rendent hommage, de manière subversive, aux maîtres qui l’ont précédée.</p>
<p>Beth Dow cite le « génie du lieu », hommage à Michel Butor dont elle ne doit pas ignorer les textes de 1956. Ce qui attire les hommes dans un lieu, ce qu’ils en font, allant même parfois jusqu’à y recomposer un paradis sur terre où à projeter leurs phantasmes de brique et de plâtre, c’est le cheminement que nous prenons avec la photographe comme guide. Dans un ordre chronologique improbable, car tout se mélange avec elle, nous ouvrons la grille de ses jardins aux allures de parc.</p>
<p>Sans prétention aucune, elle rend hommage à l’authenticité des sites et témoigne d’une époque ancienne. Mais, aussitôt, le temps disparait car la durée n’a aucun sens. Cette nature domestiquée, maîtrisée par des générations de jardiniers, nous apparaît fidèle au dessein du créateur, conservée dans le respect de ses dernières volontés. Les siècles ont passé, depuis boutures et semis, mais rien n’a changé. Nous sommes face à la gravure du projet. Du côté de l’Angleterre ou de l’Italie, les charmilles rivalisent d’agilité, un mur de brique clôt le labyrinthe des buis, le fusain préside au centre de la pelouse.</p>
<p>Dans cette suite, Beth Dow s’attache à une mission de conservation et brille dans l’exercice d’admiration. Elle nous entraîne aux confins de la spiritualité qui inspirait l’architecte des lieux. La composition rigoureuse s’affirme souvent dans une parfaite symétrie, la lumière qui vient du fond ajoute à la profondeur de l’image. Nous sommes en parfait classicisme. Née à Minneapolis (Minnesota) en 1965, l’Américaine excelle dans l’exercice de la tradition européenne du XIXème siècle. Le jardin qu’elle nous ouvre est un art du vivant. Ses photographies, tirées au platine-palladium sur grand papier d’Arche, les subliment et les immortalisent.</p>
<p>Mais les images se brouillent, la brume du temps nous transpose à notre époque. Les ruines grecques et romaines ne sont plus en Europe. Ces « Chefs-d&#8217;œuvre en péril » masquent une plus grande ruine encore : celle de notre modernité. Les baraques foraines et autres restaurants rapides se sont parés des habits de l’antique. Colonnes doriques, chapiteaux, triglyphes, métopes, frises, cannelures et listels de ciment ont la gueule de bois dans une odeur de frite. Des montagnes russes en fond de scène, la boutique à pizza veut prendre des allures de Parthénon. Mais la tromperie est démasquée, l’image est forte. La nature ne s’y est pas trompée. Les tornades ont soufflé ces vestiges usurpateurs d’identité.</p>
<p>Le cheval de Troie attend le départ de sa course entre les poteaux électriques. Pourra-t-il sauter la haie des lignes haute-tension ? Cheval de bois, il s’apparente plus au logiciel générateur de virus informatiques qu’au traquenard que nous chanta Homère dans l’Odyssée. Truc et ruse de commerce ! Mais nous ne sommes pas dupes et la guerre de Troie n’aura pas lieu. En 1935, pressentant un prochain drame, Jean Giraudoux nous avertissait : la bêtise des hommes ! Beth Dow lui emboîte le pas et nous rappelle le dérapage dont nous sommes, à la fois, fauteur, spectateur et victime.</p>
<p>Il eût été facile d’ajouter au trouble et au vulgaire de ces bâtiments insolites et prétentieux en utilisant la couleur. Mais Beth Dow garde son sujet à distance pour nous donner autant à penser qu’à voir. Les images de facture classique se révèlent éminemment subversives, tant sur le fond que pour la forme et leur procédé. Photographier l’échouage avec un simple appareil, comme une touriste. Puis, développer le négatif, le scanner et l’agrandir, poser un titre à sa base avant de l’imprimer en grand format : l’argentique et le numérique réconciliés. Mais ce n’est pas tout, ce grand négatif permet le tirage par contact de l’épreuve au platine palladium. Ainsi, la conjugaison de trois siècles de technique photographique permettront à l’image de durer plus longtemps que les fausses ruines de briques et de plâtre. Ironie du sort et de l’artiste !</p>
<p>L’utilisation du patrimoine comme sujet et comme procédé rend hommage aux maîtres photographes et graveurs. Ils ne sont pas trahis par ce travail et auraient pu reconnaître l’artiste comme l’une d’entre eux. La jeune Américaine aurait, alors, volontiers accompagné E. Baldus, H. Bayard, H. Le Secq, G. le Gray dans la Mission héliographique de 1851 commandée par Prosper Mérimée. Ce vaste programme qui enregistra les sites et monuments remarquables a inspiré l’Inventaire général et de nombreuses missions photographiques comme celle de Beth Dow aujourd’hui.</p>
<p>En mélangeant les époques, le trouble surgit. L’apparence des choses et le sens qu’on leur donne varient avec le temps et le contexte. Du jardin éternel à l’artifice commercial, le décalage est un art subtil. Cette démarche originale fait cohabiter le vrai et le faux dans le Panthéon photographique de Beth Dow. Ses œuvres, primées à de nombreuses reprises, sont exposées aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, au Japon et en Chine. La beauté classique de ses Vestiges nous piège pour nous inciter à réfléchir sur notre patrimoine et le chemin de notre avenir. Que deviendront les colonnes doriques et les charmilles anglaises ?</p>
<p>Olivier Delhoume &#8211; Genève, février 2011</p>
<p><a href="http://artgalerie.files.wordpress.com/2011/03/ad_beth_dow_affiche_a3_2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-149" title="AD_Beth_Dow_affiche_A3_2" src="http://artgalerie.files.wordpress.com/2011/03/ad_beth_dow_affiche_a3_2.jpg?w=212&#038;h=300" alt="" width="212" height="300" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>&#171; Le chemin de lumière &#187; Håkan Strand</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Jan 2011 21:26:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>artgalerie</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ce photographe affirme un style épuré et hors du temps. Dans ses images argentiques, tout est arrêté. Les lieux et les instants saisis nous procurent un profond sentiment d’éternité. Maintenant, l’artiste doit poursuivre sereinement sa quête d’une acuité singulière car,depuis 2005, ses travaux ont été primés par de nombreux jurys internationaux. La nature et le paysage, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=artgalerie.wordpress.com&amp;blog=6448973&amp;post=145&amp;subd=artgalerie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://artgalerie.files.wordpress.com/2011/01/ad_hakan_strand_invit_a5_2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-146" title="AD_Hakan_Strand_invit_A5_2" src="http://artgalerie.files.wordpress.com/2011/01/ad_hakan_strand_invit_a5_2.jpg?w=300&#038;h=211" alt="" width="300" height="211" /></a>Ce photographe affirme un style épuré et hors du temps. Dans ses images argentiques, tout est arrêté. Les lieux et les instants saisis nous procurent un profond sentiment d’éternité. Maintenant, l’artiste doit poursuivre sereinement sa quête d’une acuité singulière car,depuis 2005, ses travaux ont été primés par de nombreux jurys internationaux.</p>
<p>La nature et le paysage, le noir et le blanc, la composition rigoureuse dans une lumière de grande quiétude s’harmonisent en des formats carrés. Lorsque le format s’allonge, c’est pour mieux conjuguer les éléments et les signes : verticales, traits, horizons, aplats et embrasser la ramure des arbres et des croix des cimetières du Débarquement de Normandie ou la silhouette d’un building. L’objet-sujet nous fait signe, devient signe. En bord de mer ou dans les pleines du Nord, la Création se révèle divine ; le gris du ciel surligne l’aplat de l’eau ou celui du champ de neige. Aucune fioriture, pas de couleur –qu’apporterait-elle de plus ?- ni de joliesse pour nous divertir. Håkan Strand a créé sa propre écriture photographique, empreinte de silence.</p>
<p>Né en 1959, tout commence pour ce Suédois à l’âge de 13 ans. Dans la chambre noire de son école, il découvre que l’image apparaît dans le bain de développement sur le fond blanc du papier. C’est probablement cette émotion qu’il garde encore pour réserver, dans le blanc non insolé du tirage, de larges espaces à la lumière. Le guitariste qu’il est aussi traverse les années 70 et 80 en musique et joue dans plusieurs groupes de blues et de rock. Il faut attendre 1991 pour que, vivant à New York et y visitant de nombreuses galeries, Håkan Strand prenne conscience du succès de la photographie contemporaine et des expositions d’œuvres des grands maîtres. Il reprend, alors, son appareil moyen format et ses films argentiques.</p>
<p>Mais sa carrière d’anesthésiste dans un centre de traumatologie et de chercheur pour une compagnie pharmaceutique sont pesantes. Pour évacuer le stress professionnel, il décide de s’accorder des instants de liberté et part régulièrement durant une semaine ou plus s’immerger dans la nature et découvrir de nouveaux horizons. Avec son appareil de prise de vues, seul compagnon d’aventures, il photographie tôt le matin ou tard le soir. Ainsi, les conditions sont réunies saisir la sérénité des paysages et capter secrètement virginité d’une étendue.</p>
<p>Ses destinations -pays découverts, rivages accostés ou villes arpentées- deviennent ses thèmes. Mais que l’image soit prise en Suède, en Norvège, en France, en Italie ou aux Etats-Unis, le regard reste constant, porteur de mystère. Il ne compte pas sa peine, opère dans des conditions souvent difficiles pour nous offrir sa nature en partage.</p>
<p>Dans ses images : pas d’humain, ni d’animaux. L’humanité n’apparait que par le carré signifiant de l’image, à l’opposé du cercle divin ou d’un rectangle commun. Les photographies de Håkan Strand deviennent l’écrin des hommes. Cependant, un personnage semble être là. Une présence cachée dans un feuillage, une foule au pied des tours ? Non, rien de vivant ! Si ce n’est le regardant qui fait de l’image son territoire. Ce phénomène d’appropriation n’est rendu possible que par la justesse du regard et la retenue de l’auteur. Nous sommes au-delà d’un décor, hors du temps et la beauté s’affirme forte et sobre, nous conduisant à un spectacle d’absolu. Cela devient nécessité, nous entrons en dépendance par le fait que de telles scènes révélée nous sont interdites ou invisibles.</p>
<p>Le Silence. La maîtrise est chirurgicale ; le photographe n’aurait donc pas oublié l’expérience du bloc opératoire ni celle de l’art d’accompagner le patient vers un profond sommeil. La graphie s’impose comme une voix d’accès aux limites d’un souffle retenu et d’un cœur arythmique. Le thérapeute produit son geste, la médecine calme nos âmes. Les gammes de noirs, de gris et de blancs nous font plonger dans un coma esthétique-extatique. Le temps s’arrête, un instant. Le regard plonge dans l’image, comme au début du sommeil.</p>
<p>Si le froid a glacé l’appareil et accéléré le souffle du photographe, rien de froid dans les paysages de Håkan Strand. La neige étendue telle une soie attend son dessein et le noir profond des eaux apparait dans la douceur du velours. Les brumes et l’air du temps font office de retoucheurs. Ni trucage, ni reprise sur l’image ; la nature a fait son œuvre.</p>
<p>Nous communions avec les éléments, dialoguons avec les territoires. Les falaises d’Etretat barrissent chez Maupassant. Les cieux du Quattrocento au Mont Saint-Michel appellent les anges. Le ciel des villes qui n’est jamais nuit nous ouvre les yeux, alors que nous survolons New York. Ici, le paysage est d’une autre nature, construit comme un décor en mosaïque de lumière. Quelques monuments -célèbres architectures- jalonnent notre parcours. La pluie se jette dans l’Hudson River, l’esplanade joue au miroir, les réverbères alignés observent. A Venise, ciel et lagune dialoguent. La façade des palais et la proue des gondoles font des ronds dans l’eau. La courbe d’un câble prend sont temps, venant du coin de l’image, pour accrocher l’immaculée étendue de la mer et du ciel. Rigueur du cadrage, graphie élégante et sobre d’une écriture épurée, ce spectacle nous est offert. Nous sommes seuls au monde.</p>
<p>La nature est ainsi faite que son spectacle nous rassure et nous apaise pour l’éternité. C’est pourquoi, Håkan Strand poursuit son chemin de lumière et continue de photographier.</p>
<p>Olivier Delhoume, Janvier 2010</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Regard sur la peinture contemporaine au Kunsthalle.</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Nov 2010 09:33:44 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>KUNSTHALLE PALAZZO Liestal BL | Ausstellung 30. Januar bis 13. März 2011     &nbsp;&raquo;Regard sur la peinture contemporaine&nbsp;&raquo;</p>
<p>http://www.palazzo.ch/</p>
<div id="attachment_141" class="wp-caption aligncenter" style="width: 231px"><a href="http://artgalerie.files.wordpress.com/2010/11/kpl_ins_garcin.jpg"><img class="size-medium wp-image-141" title="KPL_Ins_Garcin" src="http://artgalerie.files.wordpress.com/2010/11/kpl_ins_garcin.jpg?w=221&#038;h=300" alt="" width="221" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Gilbert Garcin Kunsthalle </p></div>
<p><strong>Les photographies de Gilbert Garcin nous conduisent à des territoires fantastiques : ceux de nos vies, de nos rêves et de nos illusions. Utilisant des objets réels qu’il met en scène, l’artiste nous invite au dialogue et à la réflexion sur notre condition humaine. L’humour du photographe interdit tout jugement sur nos contemporains mais le sourire nous rend complice de son regard d’une grande acuité.</strong></p>
<p>Très souvent, on demande à Gilbert Garcin comment il pratique la photographie ; son procédé intrigue. Comment fait-il ? Mais, pour lui, l’essentiel n’est pas là : <strong><em>« En effet, ce qui est important c’est le Pourquoi. C’est difficile de répondre mais je pense, qu’avant tout, j’ai un besoin de communication. Alors qu’à un certain âge, les contacts peuvent se raréfier la photographie est, pour moi, un moyen de multiplier les contacts et d’aller à la rencontre des autres. Il y a probablement en moi un refoulé qui aurait aimé dire et décrire un certains nombre de choses. »</em></strong></p>
<p>Gilbert Garcin nous assure que, pour commencer en art, il faudrait avoir acquis la maturité de celui qui a vécu et réfléchi sur la nature des êtres et des choses : <strong><em>« Les hasards de l’existence m’ont fait arriver tardivement à la photographie. Une nouvelle existence pour moi, par hasard. Mais est-ce qu’il aurait été bien de commencer la photographie à l’âge de vingt ans ? »</em></strong></p>
<p>L’âge ne fait rien à l’affaire. L’appétit aiguisé, la manière maîtrisée par les stages aux Rencontres d’Arles, il ne s’agissait plus alors, pour Garcin, que de s’y mettre tel un jeune homme. Il a tout le temps nécessaire pour se lancer dans l’aventure et, ne s’attachant qu’à l’essentiel, l’art ne pouvait que naître.</p>
<p>Le génie de l’artiste est d’aller au-delà des mots. L’image parle pour lui ; elle est universelle, polyglotte et immédiate dans sa lecture. Plus que des photographies, les tableaux de Garcin sont de véritables images, de l’importance de celles d’Epinal, estampes qui célébraient, instruisaient et divertissaient. Parfois devinettes visuelles, on les admirait de génération en génération pour y découvrir, à chaque fois, de nouvelles choses. On retrouve, dans les photographies de Garcin, ce jeu populaire de l’œil et de l’esprit, accessible à tous, à la fois universel et intemporel. Ainsi, comme à la veillée, on parle de ses images, on débat, on s’en amuse mais on réfléchit aussi. Les oeuvres de Garcin invitent au dialogue: <strong><em>« Chaque image est l’occasion d’échanger avec les autres. Si vous regardez mes images dans lesquelles j’apparais, chacun peut tout de même s’identifier au personnage que je joue. Il n’est en aucune manière question d’autobiographie. Dans ce sens, je représente la vie des autres. »</em></strong></p>
<p>Convoquons un conseil de famille et apparaissent André Vigneau qui, photographiant une chaussure, transforme l’objet en sujet, Horst P. Horst dans sa rigueur esthétique, Man Ray pour son trafic photographique. Pas de surprise à voir arriver dans l’instant ceux du cinéma : Georges Mélies pour ses trucages fantastiques, Chaplin pris dans l’engrenage des Temps modernes, Hitchcock et ses apparitions à la sauvette, Tati et sa silhouette immuable. Et la peinture aussi. Magritte et ses tableaux au-delà du réel : <strong><em>« J’aurais aimé connaître André Breton. Pour certains, le surréalisme est, l’une des facettes de mon travail. J’ai été soumis à une multitude d’influences et le surréalisme est peut-être un élément de mon travail. Mais je ne me définis pas comme cela ».</em></strong>N’oublions pas dans ces cousinages : Max Ernst pour la poésie de ses collages, Caspar David Friedrich et son homme devant la mer. Tant d’autres, encore, dans les photographies de Garcin : conservatoire d’un musée fantastique, miroir de l’esprit, mémorial de l’humanité, procès verbal des images commises dans le temps et qui ont réveillé nos âmes assoupies.</p>
<p>Chaque photographie de Garcin commence par une idée, attrapée au vol en une seconde mais longuement mûrie par 80 ans de vie auxquelles s’additionnent 55 années de mariage avec Monique. Puis, c’est le temps du « bricolage » à l’égal de celui des studios hollywoodiens. Par l’installation des éléments sur une table, le « maquettiste » fait des miracles. La silhouette de son personnage prend place tel un acteur sur le plateau du tournage. Les deux projecteurs allumés, la séance peut commencer. Alors, il photographie et se promène dans le champ de ses pensées manipulant les objets-symboles. La magie opère. Exigeant sur le fond et dans la forme, le photographe ne gardera qu’une seule image. L’idée révélée au regard des autres, l’œuvre est née. La silhouette de l’objet/sujet Garcin a pénétré l’image avec sa complice de toujours Monique. Mais ils ne sont ni Gilbert, ni Monique. Ils sont acteurs de situation, figurants de l’illusion. Ils nous représentent : observateur, acteur, victime ou maître du monde se confrontant au temps et aux choses. Déclencheur de conscience, jongleur d’idée, amuseur spirituel, Garcin projette ainsi le spectateur dans l’image, au coeur d’un véritable spectacle philosophique accessible à tous.</p>
<p>Il pourrait utiliser d’autres moyens techniques, d’autres procédés visuels, plus virtuels, électroniques et informatiques. Mais il préfère se confronter au réel : <strong><em>« Il y a une différence fondamentale entre les images de synthèse informatique et celles que je fais. Dans mes images, tout est réel. Il n’y a rien d’inventé. Quand on voit une matière ou un objet, il s’agit bien de réalité et les ombres sont bien réelles. »</em></strong></p>
<p>Cet art est multiple car, partant d’une installation sur la table, il nous emmène en poésie vers l’étonnante réalité, voire cruauté, de notre condition. L’artiste s’offre jusqu’à s’oublier lui-même, ne voulant jouer à l’autoportrait, à l’auto consécration. Le personnage n’est que l’objet-support, matériau à notre image. Cela tient de la performance tant pour l’implication de l’auteur que pour le résultat obtenu. Ce jeu de l’artiste est total et le « Je » apparent figure l’humanité dans son entier.</p>
<p>Une image apparaît et la lumière nait en nos esprits. L’ancien marchand de luminaires ne pouvait imaginer un tel succès : tant de livres publiés et d’expositions internationales. Il feint de s’en étonner mais l’homme devait savoir ; on ne part pas sur un tel chemin sans viser un horizon large de grandes perspectives.</p>
<p>Les photographies de Garcin éveillent nos âmes avec subtilité et parfois humour. Garcin n’est pas un directeur de conscience et n’accuse personne de nos tourments. Il intervient avec élégance distanciée et empathie bienveillante. Le jeu de l’esprit s’avère être aussi un divertissement ultime, nous rappelant la phrase de Beaumarchais : « On doit s’amuser de tant de choses de crainte de devoir en pleurer ».</p>
<p>Olivier Delhoume</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Gilbert Garcin</strong></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;</strong><strong><em>Photographe de l’aventure humaine&nbsp;&raquo;</em></strong></p>
<p>par Olivier Delhoume</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Münir Göle, photographe au seuil du monde.</title>
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		<pubDate>Sun, 31 Oct 2010 08:47:31 +0000</pubDate>
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<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://artgalerie.files.wordpress.com/2010/10/ad_munir_invit_a5_31.pdf">AD_Munir_invit_A5_3</a></p>
<p>Il est du paysage comme de la photographie ; apparence du réel, fulgurances du visible ! Le paysage affirme l’identité d’un lieu. Sans le pénétrer, on l’embrasse totalement. D’un regard, il nous invite à le parcourir et à en peser les mystères. Traces laissées par les humains, conséquences du climat, l’histoire est écrite par les forces qui l’ont façonné. La nature est un territoire qui devient paysage par l’attention du regard qu’on lui porte. Mais Münir Göle n’en reste pas au seul déclic de l’apparence et de la fascination vue de loin. Il nous invite à nous glisser dans les passages étroits qui mènent à la <em>terra incognita</em>.</p>
<p>Ce photographe  sait que les dragons peuvent surgir à tout instant : <em>« hic sunt dracones »</em>. Nous dessinons dans le sable des créatures fantastiques, les reflets de l’eau font apparaître des serpents de mer. Nous sommes au seuil de notre connaissance, prêt à franchir le pas vers des landes magiques qui n’en finissent pas. C’est ce que nous apporte la photographie de paysage lorsqu’il n’est pas question de cartes postales.</p>
<p>« Ce n’est pas le sujet qui fait une photographie mais le point de vue du photographe » nous rappelle André Kertesz.  Ecran rouge sur l’objectif, surface sensible en infrarouge, Münir Göle prend des risques en restant les pieds sur terre pour nous proposer des vues à hauteur d’homme. Si le paysage reste généralement vu de loin, nous ne pouvons résister à la tentation d’inscrire nos empreintes sur le sol tel le pèlerin qui connaît le but mais poursuit sa quête pour en découvrir les chemins. Le photographe apparaît, alors, comme un arpenteur de larges horizons qui saisit au vol l’éclat d’une lumière, le passage d’un nuage et le noir des ombres. Ainsi, les images nous révèlent plus le sentiment et le temps passé que la simple réalité. Münir Göle, également homme de plume et de langues, écrit tout cela par ses images en noir et blanc.</p>
<p>Mais la tradition du paysage est forte dans l’histoire de la photographie. Alors, comment ne pas utiliser les citations et rendre hommage aux maîtres? De la Mission héliographique de 1861 à l’œuvre d’Ansel Adams, en passant par les images de Jean-Loup Sieff. Et Bernard Plossu qui rôde encore… Ainsi, Münir Göle empreinte leurs chemins argentiques pour perpétuer la tradition. Sa Vallée de la Mort est en Bolivie, son salar est sud-américain, son Japon cousine avec celui de Nicolas Bouvier, ses Indes avec celles de Denis Brihat.</p>
<p>Le paysage et la tradition photographique, l’appel de la nature et des grands chemins ne suffisent pas à réussir l’entreprise. Il faut le supplément magique qui déclenche les possibles : le talisman qui agit et rassure. L’objet bénéfique tient sa force des images qu&#8217;il porte ou de la matière dont il est fait. Il ne manquait plus que cela au photographe pour se lancer dans l’aventure. Münir Göle le trouva sans en connaître l’existence. La vieille dame au visage patiné par des siècles de culture andine lui saisit le poigné et lui noue les fils de son quipu. Ainsi, il part accomplir sa mission : œuvre d’admiration et d’étonnement face au paysage. Un drapeau planté au sommet d’une butte lunaire, les souches-biotopes, l’eau comme un rideau, un drap, un miroir. Des horizons noirs sertis de nuages blancs, pierre au premier plan pour ancrer le chemin faisant. Monts et merveilles, nuages de sables et vapeurs d’eau, craquelures de sel, roches et îlots noirs qui surgissent dans le blanc. Et le ponton qui attend que la barque revienne…</p>
<p>Faire un nœud à son mouchoir pour ne pas oublier de voir le paysage et parcourir les continents. Des nœuds indéchiffrables pour celui qui ne les a pas commis, comme le sont ceux du quipu. Münir Göle ne photographie que rarement les humains pour nous laisser seul face à l’immensité. Arpentant les grands chemins, nous empruntons son regard pour nous mesurer à la force des éléments et conserver la mémoire des lieux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Olivier Delhoume</p>
<p>octobre 2010</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Collectionner les photographies.</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Sep 2010 15:38:04 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Il y a des collectionneurs de tout. Même de collections ! Et, à l’intérieur du secteur de la photographie, dont le champ est aussi large que souple, l’extension des thématiques et des approches est grande, presque sans limites. Chez les collectionneurs, il en est qui s’attachent à des thèmes correspondant aux genres traditionnels : nu, portrait, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=artgalerie.wordpress.com&amp;blog=6448973&amp;post=131&amp;subd=artgalerie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Il y a des collectionneurs de tout. Même de collections ! Et, à l’intérieur du secteur de la photographie, dont le champ est aussi large que souple, l’extension des thématiques et des approches est grande, presque sans limites.</em></p>
<table border="0" cellspacing="10" cellpadding="0" width="100%">
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<td valign="top"></td>
<td valign="top">Chez les collectionneurs, il en est qui s’attachent à des thèmes correspondant aux genres traditionnels : nu, portrait, paysage pour prendre les plus classiques. D’autres ont déterminé des sujets plus originaux (la main, le chapeau, l’ombre, l’œil)  ou pointus, d’autres encore s’attachent à la notion de document, à des secteurs comme l’image de mode, la photographie  publicitaire  ou industrielle. Il y a aussi ceux qui se concentrent sur une époque, sur un territoire géographique, sur un auteur, une école, sur la couleur, sur les images tirées sur autre support que le papier, sur une technique comme le platine ou la gomme bichromatée. Dans la période récente, on a vu se développer de plus en plus de collections  autour des albums de famille, des images vernaculaires et, grand must actuel, des anonymes.</p>
<p>Une collection n’est pas seulement l’accumulation  sur un thème ou un axe et, même s’il existe des collections  à prétention exhaustive, elle vaut avant tout par le choix de celui qui la réunit, qui associe les images, opère des rapprochements, propose des lectures ou relectures du medium et finit par, souvent de façon involontaire, dresser un véritable autoportrait.Sa constitution  dépend autant des moyens que l’on peut – ou que l’on décide de – lui consacrer que du goût du collectionneur.</p>
<p>C’est dans les galeries que l’on trouve aussi bien l’offre la plus importante que des conditions  de valorisation régulière de l’œuvre par les expositions  et un professionnalisme qui, normalement, garantit aussi bien la nature et l’authenticité des œuvres que leur limitation lorsqu’elles  sont proposées en édition. Bien des galeries ont des contrats d’exclusivité – plus ou moins stricts – avec les photographes, d’autres composent des offres en accord avec des confrères, français ou étrangers. Certaines galeries sont vraiment spécialisées  en photographies, voire se concentrent sur une période (dix-neuvième siècle, photographie moderne) mais, surtout dans le domaine du contemporain, on peut trouver de la photographie dans des galeries proposant un panel large d’œuvres visuelles.</p>
<p>Il suffit, pour se faire une idée de l’offre (certaines galeries  suivent des lignes esthétiques très précises) de se rendre dans les salons – Paris Photo est incontestablement dans ce secteur la meilleure foire spécialisée  au monde – où l’on pourra repérer les professionnels proposant le type d’images que l’on recherche. C’est également le cas dans des foires d’art contemporain et, aujourd’hui, de design ou d’objets décoratifs qui montrent de plus en plus de photographie. La grande majorité des galeristes, ceux en tout cas qui défendent bien leurs artistes, sont disponibles auprès du visiteur pour lui donner explications et précisions, tant sur les œuvres que sur les artistes. Il ne faut pas hésiter à les déranger, cela fait partie de leur travail.  Tout naturellement, des galeries virtuelles se sont développées sur Internet, dont certaines ont des relais dans des espaces physiques. Elles sont généralement fiables mais il est évident que l’approche est délicate puisqu’il ne faut jamais oublier que l’on achète un objet et non une image. Voir le tirage est aussi une expérience qui fait partie du plaisir et qui peut être un critère de choix.</p>
<p>Autre source importante, les ventes aux enchères. Elles sont de tous ordres, des plus prestigieuses à celles qui proposent un peu de tout, avec une gamme de prix très large, du chef-d’œuvre au document plus banal. Elles permettent souvent d’acquérir des pièces de qualité à des prix inférieurs à ceux des galeries mais le contraire peut aussi arriver, d’où l’importance  de bien s’informer sur la cote des artistes.</p>
<p>Certaines ventes sont spécialisées (sur le voyage, consacrées à la dispersion d’une collection,  sur une thématique).  On ne peut que conseiller de se rendre aux expositions, qui ont lieu avant la mise à l’encan, car c’est la seule façon de vérifier l’état des objets. S’il n’y a généralement aucun souci avec les objets proposés par les grandes maisons dont les catalogues sont tout à fait précis, on ne peut malheureusement pas en dire autant de bien des catalogues français, trop approximatifs, et qui peuvent réserver de mauvaises surprises si l’on achète au téléphone sans avoir vu les pièces.</p>
<p>Si l’on pense spéculation, c’est autre chose. Et c’est un métier, dans ce domaine comme dans l’immobilier  ou la bourse. Il y a pour le marché de la photographie, comme pour les autres, des indices permettant de situer un auteur, ou les périodes d’un auteur, sur des courbes de prix dénonçant des évolutions ou régressions de la valeur marchande d’une œuvre. Le travail des marchands en corrélation avec les musées et, pour certains, avec les les salles des ventes, favorisent généralement l’accroissement de la demande, et donc de la valeur pécuniaire d’un photographe. Mais, au delà de ces aspects pratiques, l’essentiel  reste le plaisir, le dialogue avec le travail des photographes, avec les images qui parlent à notre sensibilité  et nous font rêver ou penser.</td>
</tr>
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</table>
<p>Dossier artnet.fr, partenaire de Paris Photo Par Christian Caujolle/artnet.fr</p>
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		<title>A la fois poète et philosophe, le photographe marseillais Gilbert Garcin déroule avec humour son petit théâtre imaginaire. Subtil et interpellant.</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Sep 2010 07:36:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>artgalerie</dc:creator>
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		<category><![CDATA[fine art photography]]></category>
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		<description><![CDATA[411-&#160;&#187;Sauver la nature&#160;&#187; Un regard amusé sur la comédie humaine Alors qu&#8217;il atteignait l&#8217;âge de la retraite, il y a environ 15 ans, Gilbert Garcin, chef d&#8217;une entreprise de luminaires, a ouvert un nouveau chapitre de sa vie. Plutôt que d&#8217;aller à la pêche ou de faire des mots croisés, il s&#8217;est installé dans son [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=artgalerie.wordpress.com&amp;blog=6448973&amp;post=127&amp;subd=artgalerie&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://artgalerie.files.wordpress.com/2010/09/411-sauver-la-nature-numeri.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-128" title="411-&quot;Sauver la nature&quot;" src="http://artgalerie.files.wordpress.com/2010/09/411-sauver-la-nature-numeri.jpg?w=300&#038;h=231" alt="411-&quot;Sauver la nature&quot; Gilbert Garcin" width="300" height="231" /></a> 411-&nbsp;&raquo;Sauver la nature&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p><strong></strong><strong>Un regard amusé </strong><strong>sur la comédie humaine</strong></p>
<p>Alors qu&#8217;il atteignait l&#8217;âge de la retraite, il y a environ 15 ans, Gilbert Garcin, chef d&#8217;une entreprise de luminaires, a ouvert un nouveau chapitre de sa vie. Plutôt que d&#8217;aller à la pêche ou de faire des mots croisés, il s&#8217;est installé dans son cabanon et s&#8217;est mis à raconter des histoires par le biais de l&#8217;image. Et d&#8217;où lui était venue cette soudaine envie de créer ? Il sourit, prend le temps de répondre: <em>«Je ne sais trop, mais je pense que c&#8217;était latent. J&#8217;avais suivi un stage de montage photographique à Arles associant le bricolage à la photo et ça m&#8217;avait beaucoup plu. J&#8217;avais aussi le sentiment d&#8217;avoir un grenier de souvenirs en tête dans lequel je pouvais puiser.»</em></p>
<p>Depuis, Gilbert Garcin crée inlassablement, multipliant les croquis pour ensuite construire de petites maquettes qu&#8217;il allie à ses photographies pour développer un univers dont l&#8217;ambiance évoque à la fois la tournure d&#8217;esprit de Tati, le surréalisme de Magritte et les lumières métaphysiques de Chirico.</p>
<p>Dans son atelier, s&#8217;armant de sable, ficelle, bouts de bois, cailloux, cartons, colle et ciseaux, il «bricole» &#8211; comme il dit en riant &#8211; ses constructions qui servent de décors dans lesquels il se met lui-même en scène. Affublé d&#8217;un vieux pardessus, il apparaît de façon anonyme, en personnage universel, clonant son effigie pour l&#8217;installer dans de multiples paysages imaginaires, en d&#8217;étranges situations oniriques qu&#8217;il traduit en images traversées d&#8217;humour et nimbées de poésie.</p>
<p>Même s&#8217;il pratique parfois l&#8217;autodérision, Gilbert Garcin ne cherche pas à réaliser des autoportraits mais utilise un personnage représentant l&#8217;homme en général, donc chaque observateur. La relation avec l&#8217;autre est d&#8217;ailleurs importante pour ce photographe qui, quoique mondialement reconnu, ne cherche aucunement la notoriété mais <em>«le partage avec celui qui regarde. J&#8217;ai besoin de cette communication.» </em>Et si on lui demande quel est son message, il répond simplement «<em>voilà comm</em>ent <em>je vois le monde. Sans donner de leçon. Sans pédanterie.»</em></p>
<p>Génial illusioniste, Gilbert Garcin a développé un art hors sentiers battus, hors mode, une sorte de métaphore de la comédie humaine qui nous parle du temps de vivre, d&#8217;ambition, d&#8217;orgueil, de douleur, d&#8217;espoir. Portant sur l&#8217;homme et sa destinée son regard de philosophe amusé et de poète ironique, il s&#8217;amuse à dérouler son petit théâtre qui déclenche notre rire tout en nous touchant et nous interpellant.</p>
<p><strong>Françoise Gentinetta</strong></p>
<p><em><strong>«Mr G.», Gilbert Garcin, AD-Galerie, Genolier. Jusqu&#8217;au 9 octobre. Lu, je, ve, sa, 11h à 18h.</strong></em></p>
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